Un article sur l’intelligence collective dans les EPI dans les cahiers pédagogiques

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Les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires peuvent être des moments permettant de développer l’intelligence collective du groupe.

Etre plus intelligents à plusieurs, réaliser un travail ambitieux qu’un seul n’aurait pu faire, résoudre des problèmes complexes, y trouver des solutions nouvelles et se montrer créatifs, voilà les situations que les EPI peuvent faire vivre aux élèves. Mais pour que l’intelligence collective puisse émerger, encore faut-­‐il que les enseignants en aient saisi les enjeux, et qu’ils aient conscience qu’ils peuvent la favoriser ou la freiner selon les leviers qu’ils vont actionner.

Lire mon article dans le numéro de mars-avril 2016 des Cahiers pédagogiques




Agir sur le climat scolaire par la coopération entre élèves

La Dgesco sort un nouveau guide  » Agir sur le climat scolaire dans la classe et l’établissement par la coopération entre élèves » auquel j’ai modestement contribué.

Il offre sur 65 pages des analyses,  conseils, exercices, pistes pour développer la coopération.

Vous pouvez le télécharger ici.guidedgescoagirparlacooperation




Un exercice collaboratif à pratiquer en classe : la marguerite holomorphique

MargueriteRIl s’agit d’un exercice utilisé en entreprise en Team Building pour faire collaborer des groupes importants ( ex tout le personnel d’une entreprise ) et que l’on peut transposer à la classe. J’ignore qui l’a créé.

Il est nommé la marguerite holomorphique, car les participants sont répartis dans des groupes comme les pétales d’une marguerite et qu’à la fin chaque participant aura contribué au tout. Le retour en grand groupe ne sera donc pas nécessaire, sauf à vouloir revenir sur le processus de travail ou compléter du contenu.

L’exercice génère un effet ruche. La salle de classe installée en îlots peut convenir ( c’est souvent là que je le pratique) mais un espace plus grand type petit gymnase est plus adapté ( panneaux fixés au mur ou posés au sol ).

Je l’utilise en formation d’adultes et en classe de collège ( je pense que cela peut convenir pour tous les niveaux d’enseignement).

Un exemple de l’utilisation que j’en fais.

Une classe de 4ème mène une étude des personnages principaux des Misérables sur une séance de 2 heures.

J’explique les étapes de travail au fur et à mesure, pour ne pas créer de confusion au début.

Les élèves sont d’abord répartis dans des groupes aléatoires ou choisis selon le projet de l’enseignant, un groupe par personnage.

Ils doivent étudier le personnage à l’aide d’une fiche contenant un certain nombre de questions sur son évolution pour guider le travail. Il doivent élaborer une affiche contenant l’essentiel de leurs réflexions.

A l’issue de la première heure de travail, les affiches doivent être terminées et chaque membre de chaque groupe se voit attribuer un numéro de 1 à 5 ( plus ou moins selon nombre de personnes) et  les groupes sont re-formés par numéros ( on doit avoir le même nombre de groupes par numéro que de groupes initiaux, même si le nombre de participants dans chaque groupe n’est pas égal); tous les 1 se regroupent, tous les 2 etc.

Les nouveaux groupes se placent devant les panneaux. Dans chaque groupe il y a nécessairement un des membres qui a contribué à l’élaboration du panneau et qui va donc être le rapporteur du travail de son groupe initial.

Dans un temps assez court (par exemple 6′), le groupe doit écouter le rapporteur puis proposer des compléments, suggestions, questions, corrections et les noter sur l’affiche avec un feutre de couleur différente.

L’enseignant gère la rotation des groupes.

Celle -ci étant assez rapide, l’exercice est dynamique.

A l’issue des rotations, les panneaux contiennent le contenu apporté par le premier groupe, augmenté par les autres membres.

A l’enseignant de voir si des compléments sont encore nécessaires.

Cette méthode peut servir dans différentes situations : brainstorming en première exploration d’un concept, synthèse d’une séquence de travail, élaboration de projets etc…

Pour l’avoir pratiquée régulièrement,  je peux témoigner qu’elle est à la fois simple à mettre en œuvre et très impliquante pour les participants:

– ils sont tout à tour en position de produire et d’écouter.

– pendant la rotation ils sont entraînés  dans un mouvement assez rapide qui ne laisse pas de place à l’ennui ou à la dispersion.

– tous sont généralement impressionnés à la fin par la quantité de contenu qui a émergé au cours de la séance, bien plus que ce qu’aurait pu produire un cours magistral.

On peut ensuite faire un compte rendu des productions, les afficher dans la classe etc…

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Sylvie Fornero




Quel projet pour l’école?

Jean Piaget vers 1960  extrait documentaire « Quand nous étions écoliers » de RJ Bouyer




Une nouvelle année scolaire qui commence…

images-16… et en projet un article pour la revue jésuite Christus, de nouvelles interventions dont une pour les enseignants de lycée professionnel, et de nouvelles expérimentations dans la classe, pour donner davantage de sens aux apprentissages et créer une synergie collective.

Une semaine après la rentrée, nous en sommes aux prémices, les groupes s’observent, ne se connaissent pas encore suffisamment pour se risquer, mais la priorité est donnée à la bienveillance du cadre ( selon la pédagogie blanche d’Alice Miller ), la place donnée à chacun (inclusion de Will Schutz) et le sens de ce que nous faisons ensemble. La fable des tailleurs de pierres leur a parlé, à la fois car chacun construit « sa cathédrale », et parce que chacun va contribuer à l’édifice que nous allons construire ensemble. Cet édifice je l’espère foisonnant et ambitieux comme la Sagrada Famiglia, toujours inachevée et en transformation. Un work in progress, un chemin plus qu’un toit…

Une première expression écrite pour se présenter. A la question : « quelles sont tes deux plus grandes qualités? un doigt se lève : comment on fait, si on n’en a pas?  Tu penses que tu n’en as pas? Ben, non, j’en n’ai pas… » Je lui ai conseillé de demander à ses proches et de les croire quand ils les lui diront…

Pour motiver les jeunes latinistes en herbe, je leur ai confié avec gravité et solennité une mission (et ils l’ont acceptée! Ouf!): sauver le latin ! Faire à travers une réalisation audiovisuelle collective la promotion des langues et civilisations antiques, pour montrer la richesse et la beauté de cet héritage. A eux donc de devenir des spécialistes et des passeurs de culture. Comment? Je ne le sais pas encore, ils vont le co-élaborer, avec mon aide.

A suivre…S Fornero