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Des changements importants sont aujourd’hui à l’oeuvre pour l’école.  Sa nécessaire évolution pour s’améliorer et s’adapter aux besoins des jeunes et de la société fait consensus.

Les pédagogies nouvelles des années 80 en plaçant l’élève au centre des apprentissages ont rompu avec un modèle pyramidal où seul le maître détenait le savoir et mis le focus sur l’apprentissage comme processus d’élaboration personnel.

Mais 35 ans plus tard, les attentes de la société en termes de formation et de représentation du travail ont changé. L’école est censée former un jeune adulte capable de travailler en équipe ou en réseau, de s’adapter à la complexité des situations, de se reconvertir plusieurs fois au cours de sa carrière, de travailler en cohérence avec ses valeurs, de se former tout au long de la vie. De plus, l’élève du XXIe siècle est un «digital native», branché en permanence ou presque sur des réseaux d’échange, de communication, de création, il se détend en réseau, travaille en réseau, apprend en réseau. L’élève seul n’occupe plus le centre.

A l’école, il est inclus dans un groupe, et que c’est à ce groupe-classe de réaliser le travail de construction et d’apprentissage.

Il s’agit de créer une synergie, processus de croissance et de développement de la personne et du groupe, vecteur d’apprentissage et d’éducation, permettant l’émergence de ce qu’on peut appeler aujourd’hui l’intelligence collective, dynamique de travail et produit le plus abouti de la collaboration.

Les enjeux sont aujourd’hui de former des hommes et des femmes actifs et acteurs, ouvert aux autres et à la complexité du monde, porteurs de valeurs.

L’évolution de l’école et de la société nous amène à porter un autre regard sur la mission de l’enseignant dans la classe non plus seulement détenteur d’un savoir à transmettre, facilitateur de l’accès de l’élève au savoir, mais aussi en charge d’un groupe à mettre en synergie pour lui permettre de grandir et de se dépasser. Pour cela, il est porteur de sens et de projet, et encourage les échanges.

Notre visée est d’apporter des outils pour penser cette posture de l’enseignant et la mise en oeuvre d’une pédagogie de l’intelligence collective.

 

8 comments

  • tout à fait en phase avec votre vision, notre vision est de mettre en oeuvre l’I.C. dans l’entreprise.
    Par exemple nous avons un atelier énergisant qui consiste sous forme d’open forum à faire émerger des solutions ou des pistes sur des problèmes de management

    cdlt

  • Comme c’est passionnant! Pour que cette intelligence collective émerge, il est en effet essentiel d’outiller les enseignants et autres professionnels de l’enfance à l’intelligence relationnelle. C’est un défi énorme mais qui à mon avis peut être mis en place de façon très joyeuse! Bravo Sylvie, tenez-nous bien au courant.
    Emmanuelle Piquet.

  • Jérome LAVENS says:

    Il est bon de démarrer l’année 2014 en lisant un papier qui souligne l’envie et l’intérêt de faire émerger l’intelligence collective dans les pratiques d’enseignement. J’adhère à 300 %, il m’arrive de faire vivre ces expériences et ces pratiques dans l’enseignement supérieur, alors si je peux vous être utile, n’hésitez surtout pas. « La connaissance est la seule valeur qui augmente quand on la partagée ». Je suis de tout coeur avec vous. Respectueusement

  • Bravo pour cette initiative qui fera certainement évoluer la pédagogie vers plus de créativité et de plaisir, tant pour les élèves que pour les enseignants.
    Nous sommes de tout coeur avec toi Sylvie! Bonne année 2014!
    Marie Quartier
    pour l’équipe du CRISS

  • Merci pour votre soutien. N’hésitez pas à faire connaître le site à votre réseau. Et à partager vos expériences avec nous, car même si votre public est de fait plus âgé, nous devons sans doute nous rejoindre dans nos questionnements sur la pédagogie à mettre en oeuvre dans la classe et dans l’amphi! A suivre, donc…

  • Merci, il est vrai que les solutions pour l’entreprise comme « communauté apprenante » sont inspirantes pour l’enseignement- et réciproquement- même si les enjeux et les publics sont différents. Cdlt.

  • Anne-Marie Abel says:

    La question des valeurs dans l’apprentissage pour passer de l’homme neuronal à l’homme coopératif est admirablement développée par Jim HOWDEN: partage, confiance, entraide, respect mutuel(droit à l’erreur, prise de risque), solidarité, engagement, démocratie(égalité), ouverture envers les autres, écoute empathique, plaisir. Savoir créer le climat propice à la coopération sera la compétence première de l’enseignant promoteur d’intelligence collective. Encouragements redoublés et meilleurs voeux de bonne année.
    Anne-Marie Abel

  • Merci beaucoup Anne-Marie pour cette référence que nous allons rapidement explorer. Merci pour tes encouragements et meilleurs voeux également. Au plaisir de te retrouver bientôt.

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